Jiseul

Jiseul

Les patates de la colère.

De quoi ça parle ?

Avril 1948, île de Jeju, Corée du Sud. La commémoration de la résistance coréenne à la domination japonaise est réprimée par la police. Le gouvernement de Séoul envoie des soldats sur l'île. Un ordre est donné par l'armée américaine : toutes les personnes vivant 5 km en dehors de la péninsule sud-coréenne sont étiquetées comme rebelles communistes et peuvent être exécutées à vue.

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"[...] Mais en plus d’être un témoignage historique ce film est une réussite artistique. Avant d’être cinéaste, O Muel a fait des études de dessin et a été peintre, ce qui apparaît dans ce film dont chaque plan pourrait être un tableau. Les noirs et blancs font ressortir la profondeur des plans, les jeux de lumière nous baignent dans des clairs obscurs saisissants voire dans une quasi-obscurité synonyme de désespoir. Et le réalisateur travaille aussi le mouvement, en particulier grâce à des nappes de brouillard et à la fumée, très présente dans le film car significative de l’hommage rendu aux morts. Cette esthétique est donc au service de son sujet, l’absurdité de la guerre, encore plus celui de la guerre civile, et des dégâts qu’elle cause. Un film beau mais dur, dont le parti pris esthétisant renforce la puissance du message, du témoignage historique et surtout de l’hommage aux morts. Un film à voir sans tarder."

Lire la critique complète de Laurent Scherer sur Chacun cherche son film

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Quatrième jour du festival du film coréen de Paris, la programmation continue de nous proposer des films d’auteurs méconnus ici, mais au talent indéniable. Jiseul réalisé par O Muel a d’ailleurs remporté le grand prix des films du monde à Sundance. Jiseul n’est pas un film classique, c’est d’abord une proposition picturale éblouissante. Chaque plan est composé comme une photo, avec un noir et blanc magnifique, O Muel jouant des contrastes forts que ce soit avec la neige, le sombre d’une grotte ou bien en noyant le plan dans la fumée qui en devient onirique. Le parti pris esthétique est une réussite du premier au dernier plan...{...} Jiseul est une expérience cinématographique qui déroutera forcément certains, mais qui vaut la peine d’être vue pour son audace esthétique et son originalité de traitement d’un fait historique. Un film de cinéma qui est une véritable proposition artistique.

Lire la critique complète de Damien C. sur Ciné-Asie

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{...}Jiseul est un hommage aux victimes civiles innocentes du soulèvement de Jeju, O Muel appuyant sur le côté spirituel par la procession chronologique du culte traditionnel coréen des défunts, déclinée en plusieurs chapitres dans le film. Si certains symboles peuvent échapper aux spectateurs étrangers comme la scène d’ouverture, l’option du noir et blanc avec ses nuances presque infinies, combinées à un rapport avec la nature qui se dépérit d’elle-même, instaure immédiatement un climat de tension qui perdurera jusqu’aux ultimes coups de feux. L’île Jeju, forte région touristique baignant habituellement de couleurs vives, perd alors de son éclat, l’idée étant de se rapprocher au plus près de la réalité des tenants et aboutissants du massacre perpétré.{...} Jiseul réalise un sans faute avec son esthétisme presque hypnotique qui, au lieu de noyer son sujet, lui rend hommage de la plus belle des façons, rouvrant une brèche historique méconnue de la Corée du Sud.

Lire la critique complète de Julien Thialon sur East Asia

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WTF ?

  • Film coréen
  • Genre : Drame
  • Réalisé par : O Muel
  • Avec : Sung Min-Chul, Yang Jeong-Won, Eo Sung-Wook
  • Durée : 1h48
  • Film en VOST

#dramakif

#ça fait réfléchir

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